Méthodologie

Comment ce diagnostic est construit

Un diagnostic qui ne dit pas ses limites n'est pas crédible. Voici ce qu'il mesure, comment, et ce qu'il ne peut pas trancher.

Ce que le diagnostic mesure

Il mesure votre capacité actuelle à conduire un projet d'IA, pas la performance de votre entreprise. Une entreprise très rentable peut être au palier 1 : cela signifie simplement que son information n'est pas encore mobilisable par un outil, pas qu'elle est mal gérée.

L'évaluation porte sur les huit domaines du référentiel evolia de maturité ia industrielle, version 1.0, du système d'information jusqu'à la capacité à porter un projet.

Le déroulement

  • Un socle de 24 questions, réparties en 8 modules de 3 questions, identiques pour tous. Une question par écran, quatre réponses possibles, une explication en langage courant. Environ 10 minutes. Il suffit à produire l'indice, les huit paliers, les trois axes, la matrice et le facteur limitant.
  • Un approfondissement conditionnel, facultatif, déclenché uniquement là où vos réponses révèlent une fragilité, un risque ou une opportunité. Il ne modifie pas votre indice : il ajoute au rapport la cartographie de vos flux, votre exposition au risque et la priorisation de vos chantiers.

À la fin du socle, votre rapport est déjà produit. Poursuivre l'enrichit ; ne pas poursuivre ne vous coûte rien.

Pourquoi les questions ne parlent pas de votre métier

Le questionnaire est transverse aux spécialités industrielles. Vous n'y trouverez ni cotation GD&T, ni nuance de fonte, ni développé de tôle, ni procédé de soudage. Ce n'est pas un oubli : c'est la condition pour qu'un décolleteur, un chaudronnier, un fondeur et un bureau d'études aéronautique reçoivent des résultats comparables entre eux.

Ce que vos réponses décrivent — où vit l'information, ce qui se ressaisit, qui a mandat — se pose de la même façon dans les quatre spécialités.

« Je ne sais pas » est une réponse à part entière

Elle est disponible sur toutes les questions, et elle n'est pas pénalisante : une réponse honnête vaut mieux qu'une réponse au hasard. Ces réponses sont exclues du calcul, jamais notées zéro.

Mieux : l'ignorance est elle-même un constat. Si personne dans l'entreprise ne peut dire où sont hébergées les données ni qui y accède, ce n'est pas un trou dans le diagnostic — c'est son résultat, et le rapport l'écrit tel quel.

Les limites, assumées

  • Le diagnostic est déclaratif. Il repose sur vos réponses, sans vérification sur pièces et sans visite. Un indice de fiabilité accompagne chaque rapport et dit sur quoi la lecture est solide.
  • Il n'y a aucune comparaison sectorielle. Nous ne disposons d'aucune base de référence. Tout classement, tout « vous êtes au-dessus de la moyenne » serait inventé.
  • Une seule personne répond. Sa vision est nécessairement partielle, et le rapport en porte la marque.
  • Il ne tranche ni la faisabilité, ni l'architecture, ni le chiffrage. Cela suppose de regarder vos documents et vos outils réels — ce qu'un questionnaire en ligne ne fait pas.
  • Aucun gain n'est chiffré. Vous ne lirez nulle part un pourcentage d'économie ou un retour sur investissement : nous ne pouvons pas les établir depuis un questionnaire, donc nous ne les écrivons pas.